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EDITO

Et, au milieu coule une rivière
Celle de nos besoins en relation avec nos émotions en interactions avec notre nature biologique, notre corps tout entier : nos organes, y compris notre peau ; avec celle de notre cœur -cerveau (ces deux entités unifiées) qui nous permet de penser avec notre cœur et de sentir avec notre cerveau ; avec celle de nos interactions sociales et familiales qui nous font vibrer d’amour ou d’agacements , de chagrins et de joies… de peurs et de désirs ; avec celle tous les éléments de notre contexte le soleil et le vent , la qualité de l’eau , les cycle des saisons et nos cycles de vie , nos histoires et nos mémoires , l’état de la société et ce qui fait notre santé … La nature de l’esprit comme l’aurait dit Gregory Bateson est d’être relié, il en est ainsi avec notre âme, comme l’évoque Boris Cyrulnik dans son récent ouvrage « Des âmes et des saisons ».

Et au milieu coule une rivière qui nous relie
Nous sommes humains et comme tels, pleinement reliés à tout. Il n’y a pas de dichotomie : nos milliards de cellules* se coordonnent sans cesse et sont reliées à l’oxygène fabriqué par les plantes, constamment. Il n’y a pas de dichotomie entre les relations et le psychisme, ni entre la nature et l’humain Nous faisons partie de la nature qui est en nous, nous en sommes une composante. Un virus parmi la myriade d’espèces avec qui nous vivons nous le rappelle, alors qu’un nouveau printemps approche. Nous sommes en relation avec tout et les niveaux de complexité sont reliés.

Et, au milieu coule une rivière et nous sommes la rivière.
Le constructionnisme social affirme que notre identité se construit en permanence sur la base des effets que ces interactions ont sur nous, le soleil, le virus, les infos, les autres : ceux que nous pouvons toucher et ceux à qui nous pouvons parler à distance, ceux avec qui nous voudrions être …., avec nos ressentis…nos pensées, les effets de nos actions …nos valeurs

Et au milieu de cette rivière, à l’annonce du printemps,
Nous ressentons encore plus maintenant le besoin essentiel de relations humaines et de culture nourrissante pour nos sens. Le constructivisme nous dit que nous construisons avec nos mots et nos idées, en partie, le monde dans lequel nous vivons. Alors, offrons-nous le soin de créer des mots qui enrichissent nos réalités. Nous sommes en quête de trouver les voies qui pourraient à nouveau promouvoir ces lieux et ces actes de culture et de relations qui soutiennent notre dignité humaine : la santé de notre « corps-esprit-relation-contexte » en dépend.

des sources vives d’inspiration.
Nous avions décidé l’an dernier de maintenir notre 12e Congrès Vents d’Ouest, il a été diffusé en numérique, le présentiel n’étant pas possible. Son thème « Addictions : ouvrir les dialogues » reste d’une actualité constante par l’espoir qu’il apporte de voir diminuer les conséquences humaines personnelles et systémiques des addictions.
En 2021 notre 13e Congrès Vents d’Ouest se déroulera au Palais du Grand Large à Saint-Malo, les 2 et 3 décembre : sur un thème dont l’actualité est permanente et au milieu de nos vies et de nos métiers. Les émotions au cœur des systèmes : les accueillir, les faire vivre, les entendre et les comprendre, en faciliter la régulation et la stabilisation, en nourrir les processus d’attachement par une reconnaissance des besoins dont elles sont messagères.

Et au milieu coule une rivière faite de courants entrelacés
La pyramide de Maslow, dans sa forme popularisée, essentialise les besoins urgents (respirer, boire manger, éliminer, dormir) : nous proposerons dans ce Congrès de visualiser les besoins de façon plus circonstancielle que pyramidale, tel un tissage qui relie entre eux nos besoins existentiels et nos besoins urgents, nos besoins de sécurité et les autres. Par exemple : manger, en compagnie de qui et où ; respirer comment ; comment nos actes et nos relations, nos contextes, nos contributions à leur qualité peuvent renforcer, par leurs nouages et entrelacements, les réponses à nos besoins de sécurité, d’appartenance, de sens, de dignité….
Les compléments circonstanciels, par leur contributions à ces tissages, sont essentiels pour lier de façon sécurisante nos besoins et nos émotions, nous lier aux autres et à nous-mêmes.

Les tissages de la vie.

Jean François Croissant – Françoise Gérot
21 Mars 2021
*37 000 milliards selon Science et Vie Mars 2021

 

 

Pandémie Covid-19

Dans ce contexte de pandémie Covid-19, Marie-Christine Cabié – Jean-Paul Durand – Marion Deltell – Jean-François Croissant ont élaboré un guide à l’attention de professionnels en charge de soutenir tous les professionnels de première ligne et qui sont confrontés à la prise en charge médicale paramédicale psychologique et socioéducative de personnes touchées par le Covid-19.